C’est l’histoire …
Aujourd’hui, point de chronique cinéma mais chronique littéraire.
Oui, parce que je ne suis pas seulement une accro aux films nerd mais aussi une fana de bouquins.
En principe, j’ai une règle : pas de bouquins hors-vacances, parce que sinon c’est la porte ouverte au manque de sommeil et que c’est pas tout mais j’ai des obligations de business woman la journée.
Mais, il est très dur de résister longtemps à un livre dédicacé et surtout non-censuré (ouais, je me la pète) offert lors d’une soirée select en l’honneur de l’écrivain (qui ne devait déjà plus se rappeler avoir tapé la discute avec ma pote et moi 3 min plus tard).
Alors, voici mon avis sur … Un Roman Français de Beigbeder.
Oubliez que vous aimez ou n’aimez pas le Beigbeder par simple principe, juste parce qu’il faut le vénérer ou le trouver ridicule (c’est selon votre cercle socialo-politico-culturel). Oublie qu’il vous irrite ou qu’il vous fascine. Lisez ce livre comme si vous connaissiez le personnage sans avoir jamais eu de jugement.
Frédérique Beigbeder nous propose ici un roman très bien écrit sur son enfance et son incarcération pour sniffage de coke.
Un joli parallèle sur le passage à l’âge adulte et la recherche de soi et de sa place dans la société.
Un ode magnifique à la famille, à l’amour fraternel (et je ne comprends toujours pas pourquoi il n’y pas de féminin pour ce mot) et aux relations mystérieuses qui unissent un enfant et ses parents.
C’est aussi l’occasion de creuser dans notre histoire et de ressortir les traces des 2 dernières guerres, de faire un saut dans le Paris/Neuilly des 60′s et 70′s et sur les plages immuables de la côté basque, de faire un point sur la société français (en gros son identité nationale pour parler très 2009) et sur les libertés des 70′ et les contrecoups subis par nos générations, et de se demander ce qu’est le bonheur et si l’on pourra jamais l’atteindre.
Finalement, Beigbeder, résume bien la situation actuelle avec une analyse des enfants de divorcés qui s’applique aussi bien à tous les enfants devenus grands dans les années 80 à 90 et même un peu plus tard pour les retardataires :
“Les enfants des divorcés dans les années 70 sont donc tous :
- des besogneux qui font semblant d’être désinvoltes
- des rigoureux qui jouent les noceurs
- des romantiques qui se prétendent blasés
- des ultrasensibles qui se défendent pour avoir l’air indifférent
- des anxieux qui se font passer pour des révoltés
- des hommes en ballotage.”
Je dédie cet article à Marine B.